Le relâchement observé dans le respect des mesures barrières a obligé la Coordination nationale de gestion de la Covid-19 du Congo-Brazzaville à prendre cette décision à l’issue de la 7ème réunion de la Coordination nationale de gestion de cette pandémie, tenue par visioconférence sous la direction du Chef de l’Etat congolais, Sassou N’Guesso, vendredi 24 juillet.

Le communiqué de cette rencontre indique l’état d’urgence sanitaire est prorogé pour une nouvelle période de vingt jours, à compter du 30 juillet 2020. Cette mesure a comme conséquence « la prorogation du couvre-feu sur l’ensemble du territoire national, à l’exception de Brazzaville et Pointe-Noire, de 22 heures à 5 heures du matin ; l’interdiction de rassemblements de plus de cinquante (50) personnes dans les lieux publics et privés, à l’exception des marchés domaniaux et de la participation à une activité autorisée dans le cadre du déconfinement. »

A cela s’ajoute « le port obligatoire et conforme du masque de protection individuelle ;l’observation totale, partout et par tous, de toutes les mesures barrières ; la non-réouverture des établissements d’enseignement fermés, des résidences universitaires et des internats ; la non-réouverture des boîtes de nuit et autres lieux de danse ; l’interdiction des rencontres de sport collectif et des spectacles ;la célébration, dans l’intimité, de tous les événements familiaux, dans le respect de toutes les mesures de prévention ; l’exercice des contrôles sanitaires et de la force publique à l’entrée et à la sortie de toutes les villes du pays. »

A Brazzaville et Pointe-Noire, les deux plus grandes villes du Congo et les plus touchées par la pandémie, la Coordination nationale a renforcé les mesures ci-dessus par en ramenant notamment le couvre-feu à 20 heures à 5 heures du matin. Dans la même optique, les jours de fermeture des marchés domaniaux sont passés de deux à trois (mercredis, vendredis et dimanches).

Il a été aussi décidé de renforcer la prévention et la prise en charge de la maladie. Ceci passe par « le financement et l’organisation d’une vaste campagne de communication dans tout le pays, à travers tous les médias et tous autres moyens de sensibilisation des populations, par les professionnels de la santé, des sciences sociales et de la communication. » Selon la Coordination nationale, ceci requiert « une plus grande implication de la Force publique pour faire respecter l’interdiction de rassemblements de plus de 50 personnes dans les lieux publics et privés notamment dans les morgues municipales, aux lieux des veillées mortuaires, dans les cimetières et sur les lieux de culte. »

Il faut en outre achever « des travaux, dans les meilleurs délais, dans tous les centres dits Covid et l’équipement correct et satisfaisant de tous ces centres en machines, matériels et produits nécessaires à une bonne prise en charge de tous les malades admis en leur sein. »

Au Congo-Brazzaville, « Les tranches d’âge les plus concernées restent les mêmes : 30-39 ans (947 personnes contaminées) et 40-49 ans (838 personnes contaminées). Le pourcentage des femmes contaminées tend à augmenter. Elles représentaient 23,3% du total au 30 juin 2020. Elles constituent aujourd’hui 27,1% du total. (…) Invitée à son tour par le Président de la République à prendre la parole, Mme Jacqueline Lydia MIKOLO, Ministre de la Santé, de la Population, de la Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au Développement, a informé la Coordination nationale de la situation épidémiologique du Congo à la date de ce jour, 24 juillet 2020. Ainsi, le Congo a déclaré 3038 cas confirmés depuis le 14 mars 2020 ; 756 cas positifs sont déclarés guéris ; 51 décès sont à déplorer à ce jour, tandis que le taux de létalité est de 1,7%. La mortalité au coronavirus Covid-19 touche surtout les tranches d’âge de 60-69 ans (18 personnes) et de 50-59 ans (15). »

Jean René Kule Kongba

Leave a comment