Les médicaments de la rue constituent un danger pour la santé publique en Afrique. Ses dirigeants, ceux de la République du Congo, en particulier, ont l’obligation de protéger les populations contre ce fléau. L’implication personnelle du Chef de l’Etat congolais, Son Excellence Denis Sassou-N’Guesso, dans la lutte contre le commerce illicite des médicaments et les médicaments de qualité inférieure s’inscrit dans cette optique.

Au niveau national, le Président de la République a instruit son gouvernement, sous le leadership du ministère de la santé et de la population, de tout mettre en œuvre pour assainir l’environnement pharmaceutique. Le ministère de la santé et de la population s’attèle en ce moment à l’organisation, pour la première fois depuis l’indépendance du Congo, des Etats généraux de la pharmacie. De ces assises sortiront une série de textes devant poser la base de la réforme pharmaceutique du pays.

Sur plan continental, M. Denis Sassou-N’Guesso n’a cessé de joindre ses efforts à ceux de ses pairs africains. Efforts visant à mettre les populations africaines à l’abri de la contrefaçon pharmaceutique et du trafic illicite des médicaments. Il figure ainsi parmi les présidents africains signataires de « L’Appel de Cotonou contre les faux médicaments » en 2009. Depuis lors, son intérêt pour la lutte contre les faux médicaments va grandissant. Ces homologues africains en sont conscients.

En témoigne l’extrait d’une interview que Denis Sassou-N’Guesso accordée au quotidien Les Dépêches de Brazzaville en juillet 2016 : « Le développement du continent africain et le devenir des générations futures sont gravement compromis par un sérieux problème de santé publique dû au trafic des médicaments contrefaits et des produits dangereux pour la santé. Je me suis ouvert de cette préoccupation auprès de plusieurs chefs d’Etats africains qui m’ont encouragé à prendre une initiative forte lors du prochain sommet de l’Union Africaine.  Je ferai donc une communication sur ce sujet à Kigali et je proposerai un certain nombre de mesures à prendre pour lutter contre ce fléau. »

Le plaidoyer de l’Homme d’Etat congolais résonne au-delà du continent africain. En septembre 2017, lors de la tenue de la 72ème Assemblée des Nations Unies à New York, le chef de l’Etat congolais a « appelé la communauté internationale à lutter ardemment contre les médicaments contrefaits qui constituent une menace pour les populations du monde », comme le site Internet de VOX TV l’a écrit. En effet, « Devant la tribune des Nations Unies, le chef de l’Etat congolais a indiqué que le plaidoyer en cette matière comptait sur la mobilisation constante dans tous les pays, notamment, à travers une attention soutenue des allocations financières. A cet effet, Denis Sassou N’Guesso a interpellé tous les pays membres de cette organisation mondiale à œuvrer sans répit dans la lutte contre ce fléau qui cause préjudice aux populations de l’univers. »

En outre, le Président de la République du Congo est pleinement convaincu que l’action contre le trafic illicite des médicaments et la lutte contre la contrefaçon pharmaceutique doit s’appuyer, non seulement sur le renforcement des compétences des ressources humaines africaines, mais également sur un cadre juridique digne de ce nom. Ainsi, le Congo va, dans les jours à venir, signer la Convention Médicrime « née de la volonté du Conseil de l’Europe d’élaborer une convention internationale instituant pour la première fois un instrument juridique contraignant dans le domaine du droit pénal en criminalisant la contrefaçon mais aussi la fabrication et la distribution de produits médicaux falsifiés. »

Par ailleurs, la convention Médicrime constitue « une réponse claire face à l’absence d’une législation harmonisée au niveau international alors que le fléau des faux médicaments cause chaque année la mort de centaine de milliers de personnes dans le monde et plus particulièrement dans les pays en développement. »

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