Les travaux de l’atelier d’élaboration et de validation du projet d’arrêté portant la mise en place d’un Système national de pharmacovigilance en République du Congo, supervisés par le Directeur de la Pharmacie et du Médicament, Dr Boniface Kouya, se sont tenus du 23 au 24 octobre 2020 à l’hôtel Cristal de Kintelé. Cet atelier a été également consacré à l’élaboration du guide national de pharmacovigilance et des fiches de notification des effets indésirables des produits médicaux faisant partie des outils du système national de pharmacovigilance.

Boniface Kouya a inscrit cet atelier dans le cadre du processus de la réforme pharmaceutique. En effet, « Dans le cadre de son rôle régalien de garantir la santé publique en République du Congo, le gouvernement congolais, sous le leadership de la Ministre de la Santé, de la population, de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, Jacqueline Lydia Mikolo, s’est résolument engagé dans le processus de réforme pharmaceutique. La mise en place d’un Système national de pharmacovigilance figure parmi les résultats clés attendus de cette réforme », a déclaré le pharmacien, en sa qualité de l’Autorité nationale de la règlementation pharmaceutique (ANRP).

Le Directeur général de la santé, le Pr Henri Germain Monabeka, soumettra le projet d’arrêté portant la mise en place d’un Système national de pharmacovigilance à l’examen des pharmaciens et experts en la matière. Puis ce document sera proposé à la signature de la ministre en charge de la Santé d’ici fin novembre 2020. Il faut bien relever ce défi dans la mesure où le Congo, dont la première tentative de se doter d’un dispositif de protection des populations contre les effets indésirables des médicaments et produite de santé remonte à 2011, accuse un retard dans ce domaine, estiment les participants.

A titre d’illustration, les premiers arrêtés relatifs à la mise en place d’un système de pharmacovigilance du Sénégal et du Congo-Kinshasa et ont été signés respectivement en 1988 et 2009, et révisés en 2009 pour le pays de la Teranga et en 2015 pour la RDC.  C’est pourquoi, le Dr Jean Lebvoua, pharmacien responsable de la pharmacie Cléme, a félicité la Direction générale des soins et services de santé « d’avoir pris les choses en main afin de mettre à la disposition de la profession des outils de travail aussi importants et nécessaires, à l’instar du Système national de pharmacovigilance ».

Jolivet Mayela, chef de projet à la Fondation congolaise pour la recherche médicale (FCRM) dirigée par le Pr Francine Ntoumi, estime que la mise en place d’un système national de pharmacovigilance devrait couronner tous les efforts consentis depuis 2011. « Car, en matière de sécurité des médicaments, le ministère en charge de la santé a l’obligation, à travers la Direction de la pharmacie et du médicament, de garantir un usage rationnel des médicaments et produits de santé aux populations. En effet, mal utilisés ou conservés, les médicaments deviennent plutôt un poison », a-t-il déclaré. Jolivet Mayela s’est également réjoui du fait que le projet d’arrêté prenne aussi en compte la nécessité de mieux encadrer l’utilisation des produits de santé traditionnels améliorés ou non. »

En outre, les participants ont également validé les fiches de notification des effets indésirables des produits médicaux validées et examen le draft du guide national de pharmacovigilance qui sera validé avant la fin de ce mois d’octobre.

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