Les travaux de l’atelier de formation sur la pharmacovigilance, organisés du 13 au 17 Janvier 2020 au Centre de Recherches sur les Maladies Infectieuses Christophe MERIEUX, à Brazzaville, se sont clôturés à la grande satisfaction des participants.

L’une d’entre eux, Stella Bazébikouela, préparatrice en pharmacie de l’hôpital Blanche Gomez de Brazzaville. « La pharmacovigilance commence dès lors qu’un patient commence un traitement et que survient les effets indésirables dus à la consommation d’un médicament », a-t-elle déclaré. Par conséquent, Stella Bazébikouela n’a plus besoin d’attendre qu’il y ait plusieurs cas d’effets indésirables pour les signaler à l’autorité en charge de la pharmacologilane.

Cet atelier, ouvert par le Dr Jovial Koua Oba, conseiller à la population au Ministère de la santé de la santé, de la population, de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, a bénéficié du soutien du Réseau d’Afrique centrale pour la recherche clinique (CANTAM). Y ont pris part, des acteurs clés de la pharmacovigilance (pharmaciens de chaque district sanitaire de Brazzaville, membres de tous les programmes de lutte contre les maladies et du Programme élargi de vaccination, etc.).

Le Pr Gaston Tona Lutete, directeur de l’Unité de pharmacologie et pharmacovigilance de Kinshasa, a été l’un des formateurs. Gigie Pambou, éditrice de http://labreveoffice.over-blog.com , le citant Gaston Tona Lutete, a écrit : « (…) quand on prescrit un médicament à un patient, tout le monde s’attend à ce qu’il trouve guérisonC’est ce qu’on appelle par effets thérapeutiques. Mais, à côté de cela, il y a toujours des effets indésirables qui, parfois, tuent le malade. C’est ce qui explique toutes ses précautions au sein de la pharmacovigilance… ». Gaston Tona Lutete. a, dans cette optique, exhorté la population à ne pas dépasser la dose d’un médicament prescrite par le médecin

Se confiant à la presse, le professeur Francine Ntoumi, directrice générale de la Fondation congolaise pour la recherche médicale (FCRM) a indiqué qu’il est indispensable de développer la pharmacovigilance dans tous les pays en ayant, entre autres, à l’esprit que les populations et les habitudes alimentaires sont différentes.

Ci-dessous un extrait du communiqué de presse relatif à l’atelier.

« Les médicaments peuvent provoquer des effets indésirables graves (du simple mal de tête à la mort), qui doivent être immédiatement identifiés et rapportés aux autorités relevantes. Il est donc nécessaire d’assurer la sécurité de l’emploi du médicament en faveur des populations. La sécurité du médicament est un objectif permanent dès qu’il est mis sur le marché. Dans chaque pays, ce rôle doit être joué par l’autorité de régulation du médicament par l’instauration d’une pharmacovigilance efficace. En Afrique centrale ces capacités ne sont que très peu développées.

Le Réseau d’Afrique centrale pour la recherche clinique (CANTAM) dont est membre l’Unité de Pharmacologie Clinique et de Pharmacovigilance de la République Démocratique du Congo, unité qui apporte son expertise dans ce domaine, travaille en synergie avec les Ministères de la santé de la sous-région, à travers leurs Directions du Médicament, au développement des capacités en pharmacovigilance. Le déroulement de cette action a été défini lors de réunions entre les équipes du réseau CANTAM et les Directions du Médicament du Congo, du Cameroun et du Gabon.

En République du Congo, les étapes suivantes ont été retenues : organisation d’un atelier de formation sur la pharmacovigilance ; création d’un système national de pharmacovigilance ; et intégration du Congo au système international de surveillance des médicaments de l’OMS. »

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