C’est le thème de la communication que le Directeur de la pharmacie et du médicament, Dr Boniface Okouya, a présenté lors du lancement de la campagne de sensibilisation de tous les agents des secteurs public et privé de la pharmacie sur la vaccination contre la Covid-19, mardi 3 août 2021 dans la salle de conférence de la Préfecture de Brazzaville. La campagne s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’une recommandation du Premier Ministre, M. Anatole Collinet Makosso visant une adhésion massive de toutes les structures du gouvernement dans la campagne de vaccination contre la Covid-19.

La crise sanitaire et économique déclenchée par l’épidémie de Covid19 impacte l’ensemble du système de santé congolais dont le médicament est une composante essentielle. L’enjeu est d’autant plus fort pour la Direction de la pharmacie et du médicament (DPM) qu’elle est concernée à deux titres.

La DPM est d’abord toucher dans son fonctionnement propre comme Autorité Nationale de Règlementation Pharmaceutique (ANRP). Puis elle concernée en tant qu’actrice de premier rang de la crise. La DPM estime que cette crise et ses conséquences vont confirmer ou faire évoluer durablement les enjeux de la DPM connus et en faire émerger des nouveaux. Dans cette perspective, la réglementation pharmaceutique, bien menée, constitue une parade efficace contre les médicaments et les vaccins falsifiés et de qualité inférieure.

C’est ainsi que la DPM doit, à la fois, permettre, favoriser l’accès aux patients à tous les traitements en toute circonstance ; participer à l’efficience et à la qualité du système de santé ; et être un contributeur économique et sociétal durable. Pour la DPM, l’une ses principales missions est de veilleur sur l’innocuité, l’efficacité et la qualité des médicaments commercialisés en République du Congo, y compris les vaccins contre la Covid-19.

Participants

Se référant à un document de l’OMS, le Directeur de la pharmacie et du médicament, Dr Boniface Okouya, a déclaré que « Le traitement avec des médicaments de mauvaise qualité entraîne une faible biodisponibilité et un sous-dosage en principe actif, ce qui favorise l’apparition de la résistance – l’une des principales menaces pour la santé publique ». Par ailleurs, « L’utilisation de médicaments inefficaces, de mauvaise qualité et nocifs peut entraîner des échecs thérapeutiques, une exacerbation de la maladie, une résistance aux médicaments et même dans certains cas provoquer la mort.

Elle sape la confiance dans le système de santé, les professionnels de santé, les laboratoires pharmaceutiques et les distributeurs. L’argent dépensé en médicaments inefficaces et de mauvaise qualité est de l’argent gaspillé – que ce soit par les consommateurs ou par l’Etat. C’est pourquoi les gouvernements doivent mettre en place de puissantes autorités nationales de réglementation pharmaceutique pour assurer que la fabrication, le commerce et l’utilisation des médicaments sont efficacement réglementés, dans le but de protéger et promouvoir la santé publique ».

Ainsi, pour le Dr Boniface Okouya, la réglementation pharmaceutique, qui intègre plusieurs activités complémentaires se renforçant mutuellement, vise à promouvoir et protéger la santé publique. L’une de ces fonctions consiste à « évaluer l’innocuité, l’efficacité et la qualité des médicaments et délivrer les autorisations de mise sur le marché ». Selon le DPM, l’efficacité des autorités nationales de réglementation énormément du soutien politique et de l’appui dont elle bénéficie de la part des pouvoirs publics notamment sous la forme de pouvoirs juridiques et de ressources financières et humaines conséquentes. A cela s’ajoutent « Approvisionnement suffisant en médicaments à un prix abordable pour éviter la contrebande », sans négliger l’adhésion du public et une gestion efficace avec des stratégies et des méthodes appropriées, pour exercer ses diverses fonctions et faire appliquer la réglementation ».

En guise de conclusion, le Dr Boniface Okouya a déclaré : « Les autorités nationales de réglementation doivent être en mesure de répondre rapidement aux besoins du public et s’acquitter de leurs tâches de façon efficace et efficiente. Toute insuffisance ou tout retard dans la prise de décisions risque de favoriser la pénétration sur le marché de médicaments nocifs ou de conduire à une pénurie de médicaments vitaux, avec des conséquences graves voire mortelles ».

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