Selon l’OMS, plus de 800.000 personnes meurent chaque année dans le monde à cause des faux médicaments. Ainsi, le redoublement des efforts dans la lutte contre le trafic illicite ainsi que la consommation des médicaments de la rue et contrefaits devient une nécessité dans pays africain. C’est une question que le Congo, sous le leadership du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, prend au sérieux.

Le ministère de la santé et de la population, dirigée par Mme Jacqueline Lydia Mikolo, avec le soutien de la direction de la pharmacie et du médicament, s’attèle à tout mettre en œuvre pour protéger les populations contre le commerce illicite et la consommation des médicaments de la rue. Plusieurs initiatives, soutenues par la Police nationale, visant notamment l’arrêt des trafiquants et la destruction de grandes quantités des médicaments vendus illégalement ont été déjà réalisées avec succès.

Cependant, il ne s’agit pas seulement d’arrêter les trafiquants et de détruire les faux de faux médicaments. La sensibilisation des populations ainsi que leur implication sont d’une importance capitale. Dans cette optique, le ministère de la santé et de la population, avec l’appui de ses partenaires, l’OMS, la Fondation Jacques Chirac, l’Ordre national des pharmaciens du Congo et le Syndicat des pharmaciens du Congo, notamment, organise chaque année une série d’activités visant à informer les populations et les prévenir des dangers liés à la consommation des médicaments issus de la contrefaçon.

Une des activités récentes concerne l’organisation en mars 2018 « d’une journée contre les faux médicaments assortie des recommandations engageant le pouvoir public à remettre plus de l’ordre dans le secteur pharmaceutique au regard du danger que représentent les médicaments de la rue. Initiative ayant bénéficié du soutien de l’Ambassade de France en République du Congo et de la Fondation Jacques Chirac. » Par ailleurs, sous la houlette des ministres de la santé du Congo-Brazzaville et du Congo-Kinshasa, les premières journées pharmaceutiques conjointes ont été organisées en juillet à Pointe-Noire où les participants se sont longuement attardés sur la nécessité de renforcer la lutte contre le trafic illicite des médicaments.

Cependant, faut-il le souligner, la lutte contre les faux médicaments est un combat de longue haleine. En effet, « Estimé à 200 milliards de dollars par an, le trafic de faux médicaments est considéré comme le plus gros marché noir du monde devant celui de la prostitution et des drogues, souligne la Fondation Chirac sur son site internet. » C’est pour cette raison que certaines femmes commerçantes de pagne, par exemple, ont abandonné ce commerce au profit de celui de la vente illicite des médicaments. Ceci oblige l’Etat congolais à préconiser une approche plurisectorielle dans la lutte contre les faux médicaments.

Par ailleurs, pour plus d’efficacité, la direction de la pharmacie et du médicament, sous la direction du ministère de tutelle, travaille en partenariat avec l’OMS, pour procéder à la réforme pharmaceutique en révisant et en améliorant notamment les textes qui régissent le secteur pharmaceutique congolais. L’objectif, étant entre autres, de combler les lacunes existant dans ce domaine pour mieux lutter contre le trafic illicite de faux médicaments.

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