La DPM Congo se prépare à réviser la législation pharmaceutique avec l’appui de l’OMS

La Direction de la pharmacie et du médicament de la République du Congo se prépare à la tenue des Etats généraux de la pharmacie. Ces assises, dont la date sera bientôt connue, auront lieu à Brazzaville sous le leadership de la ministre de la santé et de la population, Mme Jacqueline Lydia Mikolo.

En 2019, la République du Congo est appelée à combler une lacune : l’adoption de la loi pharmaceutique par le parlement. La DPM s’y attèle sous le leadership du ministère de la santé et de la population. Ainsi, 2019 connaîtra la mise en place d’un référentiel des sanctions et infractions des pratiques illicites de la profession pharmaceutique. Les codes pénaux de différents pays de la sous-région d’Afrique Centrale en manquent. Ainsi, comme recommandé lors de deux réunions tenues à Douala au Cameroun, cette loi permettra de criminaliser et de juger tous ceux qui exercent illégalement la profession pharmaceutique.

Pour le directeur de la pharmacie et du médicament, Dr Boniface Okouya, « La révision des textes régissant le secteur pharmaceutique congolais figure parmi les points clés qui seront inscrits à l’ordre du jour de cette rencontre d’une grande portée historique pour la promotion de la santé publique en République du Congo. » Selon le DPM, « les dispositions juridiques du secteur pharmaceutique congolais, vieilles de quarante ans, doivent être revues, remodelées et modernisées pour répondre aux exigences du moment. »

Boniface Okouya se base, entre autres, sur l’actualité pour justifier la révision de ces textes, en faisant allusion à la menace de grève de ses confrères lancée le 11 février à cause d’une autorisation d’ouverture de la pharmacie accordée à un pharmacien congolais d’origine étrangère. Boniface Okouya estime que cette situation résulte dans une certaine mesure de l’interprétation erronée des textes.

Ainsi, une relecture des textes permettra d’harmoniser les vues sur des points clés et d’améliorer les efforts visant l’accès des Congolais aux produits de santé de qualité. Le Directeur de la pharmacie et du médicament avait cette question avec cette question avec le Pr Jean-Baptiste Nikiema, représentant a.i. de l’OMS au Congo. Le fonctionnaire onusien avait promis le soutien de son agence à la tenue de ces assises.  

Leave a comment